#3/ Lancement de projet: entre imprévisibilité et passage à l’action, comment trouver le bon équilibre ?

 

Lancer un nouveau projet peut apparaître comme vertigineux. Savoir sortir de sa zone de confort et d’un cadre connu, tout en éprouvant du doute. Accepter de ne pas avoir encore toutes les réponses et agir tout de même. Avancer, pas à pas.
Et si entreprendre était une invitation à la vie ?

#3/Entreprendre

Imprévisibilité & Action

 

Trouve ton propre équilibre et cultive-le.

Afin de pouvoir démarrer les premières étapes avec plus de sérénité, il est important avant tout de savoir reconnaître ce qui chez toi constitue ton équilibre en temps normal.
Définir ce qui te motive et te permet de passer à l’action en règle général, ce qui te sécurise un minimum et qui constitue ta base (passions, routines, cercles sociaux…).
En reconnaissant tes ressources et ce que tu peux alimenter ou solliciter durant tout ton projet, tu pourras alors libérer une partie de ton esprit pour te consacrer entièrement à ton projet.

Savoir avancer malgré les doutes et les zones inconnues.

Une fois que tu as reconnu cette base, tu vas pouvoir maintenant commencer à développer les nouvelles actions et avancer sur ton projet. Au fur et à mesure, tu vas aussi te rendre compte que certaines ressources que tu as au préalable identifiées devront être modifiées, mises de côté un temps voire totalement abandonnées car devenues obsolètes pour ton évolution. Cette mise à jour est normale et naturelle, cela indiquera que tu as avancé, que tu es prêt(e) à accueillir de nouvelles choses, et donc, que ton projet prend vraiment forme dans la matière.
Tu risques aussi en contre partie de devoir faire face à des doutes lorsque tu t’interrogeras sur la direction à suivre. Ces doutes pourraient même te donner envie de faire machine arrière, et de t’accrocher à ta base initiale coûte que coûte, malgré le changement que tu sais devoir effectuer.
Dans ces moments, il sera important de revenir à toi pour pouvoir te reconnecter à ce qui constituait précisément ton point de départ et ce pourquoi ce projet à émerger afin d’éviter de prendre des décision sous le simple coût de l’émotion.
Retrouver ta flamme initiale.
Une émotion de peur ressentie, précède souvent un grand changement. Ce changement est parfois même inconsciemment désiré, car enfoui sous les couches de peur qui elles sont parfois plus visibles et peuvent aller jusqu’à obstruer ta vérité intérieure, et donc rendre floue ta direction.
Ce qui fait surtout peur, c’est d’avoir la certitude intérieure qu’il est temps de changer quelque chose, car tout ce qui a alors été maintenu n’apporte plus les résultats escomptés sans savoir comment faire.
C’est alors ici que le lâcher prise et le retour au moment présent, devient plus qu’important pour garder le cap. Rester aligné(e) à ton projet, trouver les actions en adéquation avec le défi présent, et oser avancer dans la peur.

L’art de s’ancrer dans la réalité du moment présent et lâcher prise.

Quand les doutes apparaissent, l’une des techniques les plus efficaces est de revenir à l’instant présent en passant à l’action. Ou alors, de tout stopper si tu es depuis un certain temps en mode sur-productivité et que tu constates que rien ne fonctionne et que ton esprit commence à saturer.

Revenir dans l'action permet d'ancrer ton corps dans un moment précis. Cela t'évite de fuir dans ton esprit, et d'enclencher une spirale de suranalyse qui deviendrait vite contre-productive, jusqu'à te mettre en inertie.

 

Je ne parle pas ici de réaliser une tâche sans lien avec ce que tu es en train de créer, ce serait une forme de procrastination active. Je parle de revenir à une action, même la plus petite, mais bien ancrée dans ton projet. Une tâche qui te permettra de te dire, en fin de journée : "même si aujourd'hui c'était difficile, j'ai tout de même pu faire cela, et j'ai avancé." Je ne prône pas non plus la sur-productivité ni la course à l'action ; je sais à quel point les temps de repos sont tout aussi importants, pour la productivité comme pour disposer d'un esprit clair et disponible. Ce que je défends surtout, c'est l'engagement que tu prends envers toi-même et envers ton nouveau projet, tout en restant à ton écoute.

Ceci est particulièrement vrai si tu as un profil qui rencontre plus de difficultés à enclencher l'action, si tu es plus à l'aise dans l'acquisition de connaissances, dans la formation, mais que tu peines davantage à concrétiser et matérialiser tes idées.

Pour sortir de ta zone de confort, il te faudra trouver l'impulsion qui te fait passer de l'idée à l'action, en faisant confiance à tout ce que tu as déjà appris. Te mettre en mouvement limitera tes pensées bloquantes, celles qui pourraient rendre le développement de ton projet stérile à force d'une trop grande remise en question.

À l'inverse, si tu es un profil pour qui l'action ne constitue pas un frein, il te faudra alors savoir reconnaître les moments où elle devient trop présente, où la performance quantitative prend le dessus sur la qualité de l'action. Cela pourrait, à l'extrême, empiéter sur tes moments de plaisir et de repos, et compromettre ton équilibre personnel. Sache ralentir, voire t'arrêter un instant pour te questionner : tes actions sont-elles toujours alignées avec ton idée de départ, ou se sont-elles éloignées de ta ligne directrice initiale ?

T'arrêter pour te questionner, revenir un temps à ton écoute intuitive, savourer tout ce qui a déjà été accompli, laisser les résultats arriver après cette course effrénée; voilà ce que tu devras parfois t'efforcer de faire pour garder ton équilibre.

La course à l'action, tout comme l'inaction, sont deux extrêmes à éviter. Bien sûr, il y aura des périodes où l'action sera à privilégier, et d'autres où le repos primera, pour laisser venir la récolte et observer les retombées de ce que tu as mis en place.

Le plus important, à nouveau, sera de trouver le bon rythme; celui qui sert ton projet sans épuiser ta santé. Comme pour un sportif de haut niveau, cela demandera une bonne préparation et de la répétition avant que ces nouveaux comportements deviennent automatiques. Mais c'est tout à fait possible.

Faire différemment est certes perturbant, mais c'est parfois ce qui entraîne les plus grandes avancées. Alors ose, toi aussi, la nouveauté de temps en temps : tente l'inverse de ce que tu as l'habitude de faire, et observe ce qu'il se passe.

Accepte la variation de rythme et les détours. Apprécie l’aventure !

Comme évoqué au début de cet article, même avec un socle solide sur lequel te reposer, tu rencontreras avec certitude des imprévus. Ils font partie du chemin. Ils pourront s'avérer être de véritables épreuves, ou bien de simples détours, l'occasion de réajuster ta stratégie, voire de changer totalement de plan. Ces détours seront parfois de véritables cadeaux.

Ils t'aideront à travailler ta résilience et ton engagement. Ils te permettront aussi de revenir à l'essentiel, et de valider ce qui compte vraiment pour toi dans ton projet. Parfois, ils t'aideront même à comprendre que la stratégie mise en place n'était pas la meilleure. Ce ne sera pas toujours simple à traverser, car cela demande beaucoup d'humilité et d'acceptation.

Certes, certains de ces détours seront plus difficiles à accepter que d'autres, mais cela fait partie du jeu lorsqu'on entreprend quelque chose de nouveau : tout ne peut être ni contrôlé ni maîtrisé dans sa totalité : il y a toujours une part de risque et d'imprévu à accepter.

Et paradoxalement, c'est aussi cela qui rend l'aventure intéressante : elle invite à la flexibilité, à l'adaptation, et au dépassement de soi.

Créer, lancer un projet n’est peut-être après tout que l’illustration de ce que la vie nous demande tous de faire : accepter l’inconnu et oser parier dessus, avec confiance, avancer, même avec une vision un peu trouble, en maintenant le plaisir et le goût du risque.
Un vrai travail d’équilibriste, mais aussi, un véritable appel à ta propre réalisation.

Précédent
Précédent

#4/ Carrière - entrepreneuriat ou salariat : et si la vraie question était ailleurs ?

Suivant
Suivant

#2/ Entrepreneuriat : pourquoi tu as peur de te lancer, et pourquoi c’est normal ?